Le Mur - Synopsis
30 Décembre 1999… Belgique, Bruxelles, quelque part à la frontière
entre la capitale de l’Europe et de ce qu’on appelle en Belgique, les «
communes à facilités », ces communes flamandes ou vivent beaucoup de
francophones à qui on a accordé des « facilités » (droit de recevoir
les papiers officiels en français).
Beaucoup trop, aux yeux des milieux flamands de toutes tendances politiques.
Albert, 35 ans, tient un « fritkot » (une baraque à frites) installée à
cheval sur la frontière entre Bruxelles et une commune à facilités.
Quand il donne ses frites au client, Albert est en Flandre, et quand il
les plonge (ses frites) dans la graisse brûlante, il est à Bruxelles,
du coté francophone.
Exceptionnellement, ce 30 décembre, a la fermeture, Albert accompagne
ses derniers clients boire un verre en Flandre, chez Ivo, un copain.
Mais plus que le verre, c’est une certaine Wendy qui intéresse Albert….
Ce dernier verre devient deux puis trios… et la nuit file vite… Albert
termine dans une chambre avecWendy. Il entend bien des bruits bizarres,
dehors, mais il est trop occupé pour s’en soucier réellement. Il est
amoureux de Wendy, la belle flamande qui se donne à lui.
Le matin du 31 décembre, Albert se réveille chez Ivo avec la gueule de
bois. Wendy est déjà partie. Albert p plein de chose à faire pour
préparer le réveillon, chercher la marchandise, couper les patates… Ses
parents et sa sœur viennent fêter ça en lui donnant un coup de main.
Son oncle aussi, ça lui rappelle le bon vieux temps.
Mais lorsqu’il arrive près de la petite place ou se trouve son «
fritkot », il découvre une vision d’horreur : la place est coupée en
deux par un énorme mur très haut, qui délimite à pressent la frontière
entre flamands et francophones. Un mur difficile à franchir, des gardes
juchés sur des miradors veillant desormains hour et nuit à ce que
personne ne s’échappe. Et, comble de l’aberration, la baraque à frites
d’Albert a été exactement coupée en deux, puisqu’elle se trouvait à
cheval sur la frontière linguistique.
En grand secret, et d’un commun accord, flamands et francophones de Belgique ont décidé d’ériger un mur en une nuit.
Albert croit rêver. Et pourtant, non. Son gagne-pain est coupé en deux,
inutilisable. Il n’a plus de travail. Toute sa famille est de l’autre
coté du mur, il veut absolument repasser en territoire francophone.
Mais les ordres sont stricts : on ne passe pas de l’autre coté du mur.
Et ceux qui se trouvaient du « mauvais » coté quand le mur a été érigé
vont être éduqués, formés, pour devenir de bons habitants.
Pour Albert, c’est évidemment impossible. Mais les mentalités changent
vite au gré de tels evenementsd. Son ami, Ivo refuse de l’aider à
passer de l’autre coté, et il se retrouve parmi ceux qui veulent faire
un mauvais sort à ce « fransquillon ». Car, déjà, la « chasse aux
sorcières » a commencé et des milices embarquent les familles
francophones dans des cars pour une destination inconnue.
Albert va devoir déployer des trésors d’intelligence pour rejoindre «
les siens ». Il retrouve Wendy, qui ne reconnaît plus son peuple et
veut fuir avec lui.
Mais en réussissant à passer de l’autre coté du mur, Albert et wendy
découvrent que les francophones agissent de la même manière avec les
flamands, que la folie est partout. Wendy est emmenée sans qu’Albert
puisse rien y faire. Même la famille d’Albert se résigne, arguant que,
finalement, ce n’est pas une si mauvaise solution, qu’on aurait du le
faire il y a longtemps déjà. Que les francophones peuvent vivre sans
les flamands…
Albert n’entend plus. Il part organiser la lutte à l’étranger et prend
le dernier train. Il franchit aux douze coups de minuit une de ces
frontières européennes qui, cruel paradoxe, sont ouvertes à la libre
circulation des biens et des personnes…
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